Une certitude sur Emmanuel Macron : c’est un amateur de vin, en atteste l’entretien accordé à la revue Terre de Vins. Le nouveau président de la République indique qu’il n’a pas hésité à assouplir la loi Evin, malgré l’opposition de la ministre de la Santé Marisol Touraine, afin de faciliter la communication autour de l’oenotourisme. Il explique également que lors de son passage par la banque Rotschild, il a eu l’occasion de former son palais aux vins même s’il était déjà proche de cet univers dès son enfance avec des parents amateurs de la chose. Il précise avoir aussi appris via Alexis Weil, homme en charge des transactions liées au vin au sein de la banque d’affaires. S’il dit regretter que le vin soit devenu un produit d’investissement, notamment dans le Bordelais, il considère que rien ne vaut un repas sans bon vin. « Ce n’est pas un alcool que l’on prend pour s’enivrer mais pour être bien à table ».

Pour Emmanuel Macron, le vin constitue un outil diplomatique. Lors de grandes négociations internationales, il n’hésitait pas à servir un vin ou un champagne à ses hôtes étrangers. Lorsqu’est évoqué son souhait ou non d’augmenter la taille de l’étiquette de prévention sur les bouteilles de vin concernant les femmes enceintes, l’énarque de 39 ans répond ne pas y être favorable. Enfin, sur les risques de pesticides sur la viticulture, le prochain locataire de l’Elysée déclare en être conscient et trouve indispensable de développer le secteur même s’il affirme préférer les vins non biologiques, le réponse aux pesticides ne reposant pas selon lui sur le bio mais sur l’innovation. Il propose de demander à l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) de développer de nouveaux cépages plus résistants ainsi qu’une viticulture durable à travers une aide à l’innovation.


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L’entretien sur Terres de Vins en intégralité


Rédaction Atabula


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