La production mondiale de vin a reculé de 3,2% en 2016, à 267 millions d’hectolitres contre 276 (Mhl), a annoncé l’organisation internationale de la vigne et du vin (OIV).  « On est plutôt dans une moyenne basse, due à des phénomènes climatiques qui ont affecté plusieurs régions du monde » a commenté Jean-Marie Aurand, directeur général de l’OIV.

En volume, les reculs les plus marqués se trouvent en France (-3,5 Mhl), deuxième producteur mondial, et en Argentine (-3,9 Mhl), neuvième pays producteur, selon l’OIV.  En pourcentage, les reculs les plus marqués se recensent au Brésil (-55%), 20e producteur, et en Hongrie (-38%), au 18e rang mondial. En Amérique Latine, le phénomène climatique El Nino, et le surplus d’humidité, ont affecté la production, en Argentine, au Chili et au Brésil, a ajouté M. Aurand. En Afrique du sud, c’est plutôt les « effets de la sécheresse » qui ont « engendré une baisse de la production » de 0,7 Mhl (-6%).

Au niveau mondial, les surfaces viticoles se sont stabilisées à 7,5 millions d’hectares au total. Cinq pays représentent plus de 50% de la surface totale de vignes plantées: Espagne, Chine, France, Italie et Turquie. Néanmoins les évolutions sont contrastées selon les pays. Ainsi en Chine, qui a dépassé la France depuis deux ans en terme de surfaces, l’implantation des vingnes a continué de progresser en 2016 (+17 000 hectares), alors que la Turquie a réduit d’autant (-17 000 hectares) ses vignobles. Le Portugal aussi a réduit ses surfaces consacrées aux vignes de 8 à 9 000 hectares, en raison d’incendies et d’une reconversion en cours des vignobles.

La consommation mondiale de vin a pour sa part légèrement progressé en 2016, à 242 millions d’hectolitres, mais n’est toujours pas revenue au niveau (250 millions d’hectolitres) d’avant la crise financière de 2007.


Rédaction Atabula, avec AFP


 

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