Si l’on en croit le philosophe Michel Onfray, la fin de notre civilisation judéo-chrétienne est proche. Son dernier livre, titré Décadence, analyse ce phénomène en retraçant l’histoire pour analyser la décadence de l’occident.

Si l’on en croit les dernières actualités, très ethnocentrées sur le monde du vin, le terme « décadence » pourrait être utilisé envisageant la probable fin des « petits » salons professionnels de vins. Le dernier exemple en date avec le Salon des Vins de Loire qui risque d’être la première victime.

Tous les salons ont leurs manifestations parallèles, mais il faut avouer que le Salon des Vins de Loire connait un record

En premier lieu, il y a la concurrence effrénée, parfois irréfléchie. La bagarre entre Vinisud et Millésime Bio qui laisse des traces auprès de tous les acteurs et donne une image déplorable d’une guéguerre très franco-française. Il y a aussi, les salons « coucou », ceux qui profitent de l’évènement pour participer à l’extérieur. On les appelle aussi les « off ». Eux, ils vivent un peu comme des parasites qui viennent sucer la vitalité du salon. Ils ne participent pas, ne font pas vivre le salon mais attirent à eux les visiteurs et nombre d’exposants. Tous les salons ont leurs manifestations parallèles, mais il faut avouer que le Salon des Vins de Loire connait un record, Grenier Saint-Jean, Les Pénitentes, La Dive Bouteille. Et même si la Levée de la Loire fait partie intégrante de l’activité en s’installant à nouveau au sein du parc des expositions d’Angers, le mal est fait.

En troisième lieu, il y a le salon VinoVision, cette émanation de vignerons du nord de la Loire qui, dans un élan d’égotisme forcené, veulent concurrencer les organisateurs de Vinisud. Mort-né, ce salon ne fera pas de vieux os. Sans compter que Loire Millésime, dans sa première édition, permettra aux journalistes de venir déguster les vins sur place, pendant presque une semaine, dans un contexte plus salutaire au travail de dégustation.

Et puis, dernier élément en date qui en fera jaser plus d’un, le plan Vigipirate. Nombreux furent les personnes à être refoulées à l’entrée. La raison ? Être arrivés au salon avec une valise. Vigipirate oblige, pas de valises dans le salon. Dont acte. Mais les organisateurs n’ont prévu ni vestiaire, ni endroit de stockage. Résultats : des acheteurs internationaux qui repartent à la maison. Belle image de la France ! Décadence d’un modèle qui sonne le glas de certains salons professionnels…


Yohan Castaing

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